Le GR 20 : une aventure pas comme les autres! #2

Le GR 20 : une aventure pas comme les autres ! #2

Nous vous avons laissé à Vizzavona, où nous avons passé une superbe nuit (IRONIE) grâce à un couple de sexagénaires allemands totalement sans gêne. Et j’allume la lumière alors que tout le monde dort, et je prends ma douche, et je me déshabille au milieu de la pièce… Bref, on a a-do-ré!

Mais rien n’entachera notre moral d’acier, aujourd’hui c’est le Nooooord!!!

Etape 8 : Vizzavona – Onda – Dénivelé positif de 600m – 10km

Cascade des anglais

La première étape du Nord longe la rivière jusqu’à la cascade des anglais. Elle a creusé la roche pour former de petites piscines naturelles. L’endroit est idéal pour les baignades estivales! Mais attention tout de même aux serpents, Nicolas tombe nez à nez avec une sorte de vipère. La balade est de courte durée. Très vite nous retrouvons une montée bien plus raide. D’ailleurs, les gens que nous croisons nous souhaitent bon courage! Ce n’est jamais très bon signe… La montée semble sans fin mais pas à pas nous nous rapprochons du sommet où nous déjeunerons avec Marion et Clément. En contrebas, le refuge de l’Onda réputé pour ses lasagnes au Brocciu nous nargue. C’est une loooongue descente douloureuse pour les genoux qui nous attend alors. Heureusement, l’étape est suffisamment courte pour pouvoir faire bronzette tout l’après midi. Demain, les orages sont toujours annoncés, c’est donc le plus tôt possible que nous quitterons l’Onda en direction de Petra Piana.

Les célèbres lasagnes au Brocciu du refuge de l’Onda

Etape 9 : Onda – Petra Piana – Dénivelé positif de 600m – 10km

L’étape qui nous attend aujourd’hui ressemble fortement à la précédente : de longs passages dans les sous bois puis une montée très raide jusqu’au refuge de Petra Piana perché dans la montagne. Nous longerons la rivière ponctuée de nombreuses cascades, l’endroit est magique! Là haut, nous aurons plusieurs surprises : des bonnes et des moins bonnes. Je commence par la mauvaise : on se rend compte à l’heure du déjeuner que j’ai malencontreusement balancé notre couteau suisse avec les ordures le matin même au refuge précédent. OUPS C’est mort, on ne fera pas demi-tour. Je me fais gronder, évidemment. C’est sûr sans couteau, comment va-t-on couper notre saucisson? Mais pleins de bonnes nouvelles nous feront vite oublier cette mésaventure, le berger est très sympathique, il y a même un chiot et deux chatons qui ne demandent qu’a jouer et surtout Sophie et David qui, en prenant des chemins de traverse ont réussi à nous rattraper!

On est trop contents! C’est donc tous ensembles que nous élaborons nos plans pour le lendemain. Il faudra de nouveau partir tôt pour esquiver les orages. Nous avons hâte de parcourir cette nouvelle étape que tout le monde décrit comme la plus belle du Nord.

Etape 10 : Petra Piana – Manganu – dénivelé positif de 600m – 8 km

Nous commençons l’étape derrière deux personnes de 74 ans! 😮 Et ils avancent les vieux! C’est impressionnant, quel courage ou alors quelle folie! Après une longue montée nous alternons crêtes et traversées de névés. Je ne suis pas à l’aise. Les névés sont pentus et verglacés. Je suis hyper tendue, mes trapèzes et mes cuisses sont ultra contractés, j’en connais une qui va avoir des courbatures ce soir!

 

 

Quand tu regardes ce qui t’attend et que tu penses tellement fort « qu’est ce que je fais là? »

Pour en rajouter à ce moment de plaisir, je me rappelle alors les mises en garde du vieux qui tenait l’épicerie à Vizzavona :

« Si j’étais vous je n’irai pas, les névés peuvent être dangereux au moment de la fonte des neiges. L’eau s’écoule sous le névé qui se ramollit en surface grâce au soleil. Ainsi, quand on marche dessus on peut se laisser surprendre par des trous dans la glace. Si le névé est posé sur la roche le risque n’est pas trop important. Par contre, s’il y a un gap entre les deux on peut y rester coincé. »

WHAAAT??? Mais bon quand faut y aller, faut y aller! Le passage est finalement bien marqué par les personnes passées avant nous. Il n’y a plus qu’à être prudent et prendre notre temps. Peu à peu, on aperçoit les lacs de Melo et Capitellu se dessiner en contrebas.

On amorce une descente dans leur direction avant de longer une nouvelle crête. Le temps est radieux, on a de la chance. Devant nous, Marion, Clément, Sophie et David entament un passage technique le long de la paroi. Je commence à stresser. Heureusement, tout le monde est bienveillant et se laisse le temps d’avancer à son rythme. Ensuite, il faut monter avec une chaine… ça me rappelle des souvenirs! Ouf! Je suis plus à l’aise en montée qu’en descente 😉

Nous grimpons ensuite jusque la brèche de Capitellu d’où nous allons descendre un névé très pentu. Certains font le tour par la roche, nous on chausse nos anti glisse; quitte à les porter autant s’en servir! Les gars s’éclatent en sautant dans la neige. Finalement, nous aussi car la descente de ce névé annonce la fin de la partie technique de la journée. Cette étape a vraiment été géniale. On a adoré alterner passages roulants et techniques. C’est aussi ça le GR 20, kiffer se challenger! Même moi j’ai pris mon pied. Et puis, finir dans la vallée avec la neige qui subsiste à certains endroits, les vaches qui broutent et les pozzines qui tapissent le sol, c’est vraiment le top!

Manganu, nous voilà! Nous avons fini l’étape un peu plus tôt que prévu et c’est tant mieux car l’orage nous guette! Les nuages se noircissent et le ciel commence à gronder. On a à peine le temps de planter la tente qu’un énorme orage éclate. On a le droit à la totale, éclairs, pluie et grêle. On restera réfugiés pendant près de deux heures. Nous en avons d’ailleurs profité pour se reposer et apprécier un maxi gouter au sec. 

Etape 11 : Manganu – Ciottulu di i Mori – Dénivelé positif de 1050 m – 22km

Aujourd’hui encore, des orages sont prévus vers midi alors on trace pour avancer au maximum. Notre objectif? Atteindre le Col Di Vergio à mi-parcours pour pouvoir s’abriter et improviser la suite du parcours. Mais pour cette première partie d’étape, on commence déjà par kiffer. Le paysage est digne de l’Irlande avec les chevaux lâchés dans la nature, l’herbe verdoyante. Le pompom, c’est ce lac de Nino, calé au milieu de nul part avec le reflet de la montagne dedans.

Le chemin est plat et bien dessiné, c’est la première fois en 11 jours qu’on marche sur un vrai sentier. Alors on se souvient, c’est vrai qu’à la base on était parti pour randonner, pas escalader ^^ C’est drôle, on sent que ce ne sont pas les même muscles qui travaillent. On marche beaucoup plus vite aussi, alors tout l’arrière de la jambe est sollicité. Nous avalons les kilomètres en profitant du paysage qui varie au fur et à mesure de notre avancée. Au Col De Vergio, nous nous arrêtons manger et on profite de la petite boutique pour s’acheter un nouveau couteau! On est sauvé!

Lac de Nino

Le ciel commence à gronder mais nous prenons tout de même notre temps, on a besoin de se poser (et de manger une grosse glace ). Une fois repus, il faudra prendre une décision : continuer au risque de se faire tremper ou attendre que ça passe au sec? Pas du tout raisonnables, nous déciderons de foncer pour tenter d’atteindre les Bergeries de Radule à une heure de marche de là. A peine 20 minutes plus tard, les premières gouttes tombent. Ca nous apprendra tiens! Nous accélérons le pas et surtout nous sortons nos ponchos et kway. Ce n’est plus de la pluie mais de la grêle qui tombe.

Nous tachons de nous abriter sous un arbre tout en sachant que ce n’est pas l’idée du siècle. La grêle s’arrête quelques instants alors nous poursuivons notre quête de la bergerie qui ne doit plus être bien loin. Soudain, un cochon sauvage surgit du talus. Il nous a fait peur le bougre! Nous prenons un instant pour regarder notre localisation. Nous ne sommes plus très loin, on décide donc de courir jusqu’aux bergeries malgré la grêle qui a repris.
Il n’y a plus qu’à escalader le rebord pour nous cacher a l’intérieur. Il n’y a personne. Je me mets a mon aise, troque mes vêtements mouillés contre des secs et suspend les affaires humides là où je peux. Depuis notre abris, nous observons les éclairs et le ciel qui se noircit. Le tonnerre grondera pendant plus de deux heures.

Bergeries de Radule

A 15h, le soleil revient et les gouttes cessent de tomber. Il faut poursuivre notre chemin car le refuge de Ciottulu di i Mori n’est pas tout près! Le temps est humide et lourd ce n’est vraiment pas agréable. On est tout moite et les chaussures n’ont pas eu le temps de sécher. Perché dans la montagne, nous apercevons assez vite notre point d’arrivée. Seulement maintenant nous savons très bien que ce n’est pas forcement bon signe. La marche peut être encore très longue. En effet, c’est une montée interminable qui nous attend. Nous gravirons ainsi environ 600m de dénivelé positif pendant la dernière heure de marche. J’ai vraiment le moral dans les chaussettes. Le sommet n’est plus très loin. A peine arrivés, nous nous précipitons pour monter la tente car de nouvelles gouttes se font sentir. Ce soir encore nous partagerons une plâtrée de pâtes avec David et Sophie. Cette fois, nous troquons la bière, maintenant hors budget contre le vin rouge bien plus abordable. Le gardien, aimable comme une porte de prison, ne nous apporte aucun réconfort. Les paupières sont lourdes, nous ne feront pas de vieux os ce soir!

La vue depuis Ciottulu Di I Mori

Etape 12 : Ciottulu di i Mori – Tighjettu – Dénivelé positif de 80m – 6,5 km

Du plat? Que nenni! On aura plus de 600m de dénivelé négatif sur cette étape soit  une descente ultra pentue. On essaye de ne pas glisser et on choisit bien les pierres où l’on pose nos pieds. Rapidement,  nous atteignons les bergeries d’U vallone, à une petite demi-heure de Tighettu. Cette étape aura un goût amer. Nous ne pourrons pas aller jusque Tighjettu. En effet, depuis plusieurs jours les GRistes venant du Nord nous ont tous prévenus que l’étape 13 n’était pas praticable sans équipement (crampons et piolet). Trop de neige verglacée, trop de risques selon eux pour affronter le Monte Cintu. C’est dommage, cette étape est celle qui a été mise en place pour remplacer le cirque de la solitude, aujourd’hui fermé d’accès (depuis l’accident de 2015 qui a fait plusieurs morts). On ne souhaite pas se mettre en danger alors on suit les conseils avisés des autres marcheurs. Pour éviter l’étape 13 il faut bifurquer aux bergeries d’U vallone vers le village de Calasima. On y va à tâton on n’a pas plus d’informations que ça. Mais il faudra tout de même marcher un bon 6km avant d’atteindre le village. Le long du chemin, les herbes du maquis et les arbres en fleurs mettent tous nos sens en éveil. Ca sent le pin mêlé au thym sauvage. En plus, nous avons de la chance, les cochons sont là, au milieu de la route, pour nous distraire.

Arrivés au village, on s’attendait à voir un abri bus ou une place de village qui indiquerait quelque chose. Que dalle! Le village est en fait une succession de maisons sans vraiment quelqu’un pour nous rassurer. Bon ben il n’y a plus qu’à attendre. il paraît que la navette est à 1h. Nous n’avons pas de réseau pour réserver la navette, il va falloir faire confiance à notre bonne étoile.
Une heure et demi d’attente plus tard on voit Clément et Marion qui ont choisi la même option que nous. Ouf nous voilà rassurés. En plus ils captent un peu (vive Bouygues) on peut appeler la navette qui est déjà en chemin, elle arrivera comme prévu à 16h.
Le chauffeur nous dépose directement à Ascu Stagnu, demain nous attaquerons une nouvelle étape très technique. Nous pensons à nos amis belges qui, équipés, on décidé d’aller jusque Tighjettu ce soir pour pouvoir faire l’étape 13 demain, comme initialement prévu. la chance!

Etape 13 : Pas d’étape 13 pour nous!

Etape 14 : Ascu Stagnu – Carozzu – Dénivelé positif de 640 m – 8km

Ca sent déjà la fin pour nous, plus que trois étapes et c’est fini! Aujourd’hui c’est une longue et technique étape que l’on va parcourir. La mise en route est vraiment difficile, on a passé une nuit d’enfer.
Et oui, une fois de plus nous avons voulu dormir en refuge pour plus de confort. Vers 23h Nico a senti un truc sur sa poitrine. Il allume la lampe torche de son téléphone et là, Oh malheur, des dizaines de punaises de lits qui grouillent sur le matelas supérieur (le mien). Beurk!!! On nous avait pourtant prévenu. Maintenant on peut confirmer, ces petites bêtes sont vraiment le fléau des refuges. Nicolas ne peut pas dormir dans ces conditions, il fait une fixette sur les bestioles, il veut dormir par terre. Le problème c’est que notre compagnon de chambre nous a devancé. Il pense alors à aller planter la tente alors qu’il est plus de minuit passé. Je l’en dissuade… la flemme –‘ Il prend alors son matelas avec lui, c’est décidé, il dormira à même le sol dans une chambre voisine. Je n’ai pas cette force et je reste sur mon matelas en serrant bien mon sac de couchage. On a vraiment très mal dormi cette nuit là, on était fou. Payer pour ça c’est vraiment injuste! Moi qui attire les insectes en tout genre, ils ne m’ont pas loupée, je suis couverte de boutons sur le cou, le visage, les oreilles, bref tout ce qui dépassait de mon sac de couchage! Evidemment j’ai fait une réaction allergique donc je me retrouve avec un véritable collier de boutons boursouflés, sexy baby!

Coucher de soleil sur Asco

Pour ceux qui me connaissent, quand je suis fatiguée je ne capte plus grand chose, une vraie blonde. J’ai mis la patience de Nicolas à rude épreuve alors qu’on a attaqué dès le petit matin par une montée infernale. Grimpette puis clairement escalade. On aurait pu s’éclater, les prises étaient nombreuses mais sans avoir dormi ça s’est un peu transformé en galère pour moi. On a atteint un premier sommet, on s’est littéralement jeté sur nos snacks pour faire une pause. Derrière, ça descend. On a dû passer le plus dur… Tu parles! En fait, on avait encore rien vu ni fait de l’étape! Pendant des heures, on va longer les crêtes tantôt en descendant, tantôt en montant avec des portions d’escalade. Nous croisons beaucoup de monde dans le sens opposé. Nous sommes début juin, la saison commence vraiment. Les marcheurs nous mettent en garde : « c’est chaud, il y a même des chaines! ». Moi qui déteste ça, je me mets un peu la pression. Finalement, les chaines ne servent pas à grand chose, elles sont juste là pour les personnes qui devraient marcher sous la pluie avec un sol glissant.

Autour de nous, le paysage est grandiose. La roche est rouge avec des teintes de jaune grâce au lychen.


Une fois les passages techniques terminés, nous entamons une descente de plusieurs heures. On traverse une première fois une branche de la rivière puis on suit son lit. J’ai une sensation de crampe au mollet, il est tout contracté. A cela s’ajoute une vive douleur dans les genoux. On est littéralement sur les rotules à force de freiner dans les descentes. On fait une pause sans vraiment savoir où on en est. Il va falloir ressortir les bâtons pour nous aider, je marche comme une mémé! Quelques centaines de mètres plus loin, on aperçoit la très célèbre passerelle de Spasimata, trop cool! Pont suspendu au dessus de la rivière, l’endroit est magique.

 

La fin de l’étape est très proche, plus qu’un quart d’heure!
Carozzu est face à la baie de Calvi, on aperçoit la mer au loin, la vue est magnifique. C’est dommage, les très nombreux marcheurs qui commencent l’aventure GR 20 braillent dans tous les sens. Le refuge prend des allures de kermesse. C’est qu’on est devenu un peu sauvage pendant ces deux semaines de marche avec le GR 20 presque pour nous tout seul! On n’a pas l’habitude de faire la queue pour les douches, de manger par terre par manque de place, de slalomer entre les tentes pour sortir…
Mes boutons me démangent, je me sens gonflée. Bref, j’en ai marre.

Etape 15 : Carozzu – Ortu Di U Piobbu – Dénivelé positif de 920 m – 7 km

Aujourd’hui nous prenons la décision de finir notre GR 20. On fera donc deux étapes en une journée. On sait que ça va être chaud niveau timing et météo (les orages menacent à nouveau) mais on n’apprécie plus vraiment. Il y a trop de monde, et la fatigue des 13 derniers jours de marche commence à nous peser. Le manque de confort devient aussi difficilement supportable. Les affaires n’ont pas toutes séchées, je vous laisse imaginer l’odeur des chaussettes!
On a pour objectif d’atteindre Ortu di u Piobbu vers 12h30, c’est parti!

On quitte Carozzu dans les éboulis. On commence l’étape par une montée, pour changer, assez raide mais relativement roulante. On enchaine quelques passages techniques avant d’arriver à un premier point culminant. Une fois de plus on se fait avoir. Non non non la descente n’est pas pour maintenant! Il vous faudra longer les crêtes pendant des heures avant d’atteindre le point le plus haut de la journée. On capte du réseau, on regarde nos mails. Merde, un message de Sophie et David. Ils ont dû abandonner le GR20, un bloc de neige s’est décroché sous Sophie qui a fait une glissade sur 200m. 😮
Plus de peur que de mal, seule sa cheville est blessée. Ils devront quand même être héliportés jusqu’à l’hôpital de Corte. La bonne nouvelle dans tout ça c’est qu’ils peuvent venir nous chercher à l’arrivée! Rendez-vous ce soir! YES
Ca nous booste pour la suite. On a le malheur de demander aux gens depuis combien de temps ils marchent « 3h30 » WHAT il nous reste encore tout ça!!!

Heureusement, on va plus vite en descente qu’en montée malgré nos genoux douloureux. On doit sauter de roche en roche, quelle galère! On traverse un pierrier puis des plaques de roches glissantes. Ensuite, on descend à travers un sous bois puis ça monte à nouveau, cette première étape de la journée est interminable! Assez vite après cette dernière montée, on aperçoit le dernier refuge de notre aventure GR 20. On s’arrête le temps de déjeuner rapidement avant d’entamer l’étape ultime. Le ciel gronde, on va prendre un grain! Mais une fois de plus les conditions très précaires du refuge (ici la douche cassée remplacée par un tuyau d’arrosage) nous poussent à finir notre périple dans la journée.
Quelques personnes nous disent qu’un orage est annoncé. La gardienne du refuge nous conseille de nous dépêcher pour passer le col au plus vite, ça devrait le faire.

Etape 16 : Ortu di U Piobbu – Calenzana – 60 m de dénivelé positif (1360 m de D-) – 10 km

Ca y est c’est la dernière étape. Les étapes sont plus courtes au Nord mais le dénivelé positif comme négatif est toujours aussi important. Du coup ça rend les pentes plus raides! Il pleut déjà, on est trempé mais tellement excités de finir. Ca nous booste à fond, on est limite en transe! On se suit de près, la brume tombe, on ne voit vraiment plus grand chose. C’est dans ces conditions que l’on devra crapahuter dans la roche en s’aidant des rampes mises à disposition. On croise de nombreuses personnes dans l’autre sens, et dire qu’ils ne pourront pas sécher leurs affaires ni prendre une douche chaude. C’est dur pour commencer son GR. Pas le temps de niaiser, il faut avancer. Après 2h de descente technique, on retrouve un vrai sentier. C’est parfait, il nous mènera jusqu’à Calenzana. Le soleil finit même par pointer le bout de son nez! On est à bout, mais tellement contents. On a réussi, truc de ouf!

C’est donc vers 17h que nous avons fini cette dernière étape! A l’arrivée Sophie et David nous attendent, comme prévu. Tout est parfait, maintenant direction l’hôtel ***!!! Elle est où la douche chaude???

NOS IMPRESSIONS

Partout vous lirez que le Nord est plus difficile que le Sud, je ne suis pas vraiment d’accord. Je pense que peu importe le sens de la marche, on est toujours plus impressionné par ses premières étapes. Toutes les étapes méritent d’être vues, c’est vraiment magique. On se surpasse sans se mettre en danger. L’important c’est d’être bien entouré, et de respecter son rythme. On était très peu nombreux à vouloir le faire en 16 jours (finalement 14). La plupart des gens doublent les étapes. C’est super quand on a la condition physique mais quand on a le temps mieux vaut profiter! Le GR 20, on le fait rarement plusieurs fois dans sa vie alors prenez votre temps!

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